Séminaire
régional conjoint UNITAR/Pôle-Dette de formation des économistes
aux aspects juridiques de la gestion de la dette
(Libreville - Gabon,
du 28 avril au 2 mai 2003)
DISCOURS D'OUVERTURE
DE MONSIEUR BABAR KAMAL
Monsieur
le Directeur central de la Formation de Pôle-Dette, M. Santiago
Nsue Medja,
Monsieur le Directeur national de la BEAC, M. Philibert Andzembe,
Messieurs les intervenants,
Mesdames et Messieurs les participants,
C'est avec un réel plaisir que je me retrouve aujourd'hui parmi
vous, à Libreville, pour assister à ces nouvelles sessions
de formation, consacrées aux aspects juridiques de la gestion
de la dette en Afrique francophone.
Les séminaires des deux prochaines semaines s'inscrivent, vous
le savez, dans le cadre du partenariat UNITAR/Pôle-Dette. J'aimerais
saisir cette opportunité pour mettre l'accent sur la collaboration
UNITAR/Pôle-Dette. Cette collaboration a été initiée
en 2001 afin de renforcer les capacités institutionnelles et
humaines des pays d'Afrique francophone, dans le domaine de la gestion
de la dette.
Le bilan de ces deux premières années laisse présager
un avenir prospère à ce partenariat dynamique et efficace
tissé entre l'UNITAR et le Pôle-Dette. Permettez moi de
vous retracer brièvement les étapes successives qui ont
permis de nous réunir aujourd'hui à Libreville :
1/ D'abord la première étape, à savoir l'évaluation
des besoins de formation sur les aspects juridiques de la gestion de
la dette, a été effectuée, fin 2001, dans quatre
pays francophones : le Cameroun, le Congo, la Côte d'Ivoire et
le Sénégal. Son objectif était d'identifier les
besoins concrets de formation en Afrique francophone afin d'adapter
nos formations aux plus près de ces besoins.
2/ La seconde étape du projet conjoint UNITAR/Pôle-Dette
s'est concrétisée en décembre 2001, à Yaoundé
(Cameroun), où s'est tenu le Séminaire régional
de sensibilisation des hauts fonctionnaires à l'importance des
aspects juridiques et du rôle des juristes dans le gestion de
la dette. Ce dernier a permis de mettre en avant le rôle central
des aspects juridiques, et par conséquent des juristes, dans
le processus de gestion de la dette, en présence de 35 participants,
représentants de haut niveau des deux banques centrales ainsi
que de 14 des pays membres de la CEMAC et de l'UEMOA.
3/ La troisième étape consistait dans le premier séminaire
de formation proprement dit, consacré au thème de la
négociation et la rédaction des accords de prêts.
Celui-ci, destiné à tous les profils de gestionnaires
de la dette (juristes, économistes, et financiers notamment)
avait pour objectif de leur permettre de mieux appréhender les
conditions financières et juridiques des transactions de dettes
et, ainsi, de négocier les conditions de prêt les plus
avantageuses.
Dans la continuité de ce projet à long terme, nous sommes
aujourd'hui réunis pour des formations complémentaires
sur la question des aspects juridiques de la gestion de la dette, mais
désormais spécifiquement destinées aux économistes,
lors de la première semaine, et ensuite aux juristes lors de
la seconde semaine. Ainsi cette logique de spécialisation de
la formation, selon les profils propres des gestionnaires, ambitionne
d'optimiser les compétences personnelles de chacun des membres
des équipes de gestion de la dette pour valoriser, à terme,
leurs compétences collectives.
Dans ce cadre, les participants bénéficieront de l'expertise
et des compétences de nos deux intervenants que je souhaiterais
très brièvement vous présenter:
- Daniel D. BRADLOW est professeur de droit et Directeur de l'International
Legal Studies Programme, Washington College of Law, American University,
Washington, D.C. où il est spécialiste du droit économique
international. Il travaille actuellement sur les institutions financières
internationales, les aspects juridiques du développement durable
et équitable, et les aspects juridiques de la dette et de la
gestion financière.
- Le Docteur Aboubacar FALL, qui après avoir occupé
la fonction d'expert en droit commercial du Comité juridique
de réforme de la Banque Mondiale, au Sénégal, est
actuellement consultant au Service Juridique de la Banque Africaine
de Développement.
C'est donc à ces éminents intervenants que vais céder
la place maintenant afin que puisse commencer, sans plus tarder, cette
semaine de formation.
Mesdames, Messieurs, je vous remercie de votre attention, et souhaite
à toutes les participantes et participants une semaine des plus
profitables et un excellent travail.
M. Babar Kamal
Coordonnateur de Programme
Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR),
Genève, Suisse